@position retour : La rentrée de Google - Focus presse - La revue du référencement

focus : La rentrée de Google...
Google : pour une poignée de 2 milliards de dollars
Florence Santrot- JDN - Août 2004
Le premier moteur de recherche au monde espère lever près de 2 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse. Un montant qui valoriserait la société autour des 36 milliards de dollars.

Google a précisé hier, lundi 26 juillet, les modalités de son introduction en Bourse prévue d'ici la fin de l'année sur le Nasdaq. Selon un document soumis à l'approbation de la SEC, la commission des opérations de bourse américaine, Google compte mettre quelque 24,64 millions d'actions sur le marché dont le prix à l'unité devrait osciller entre 108 et 135 dollars. Un montant élevé qui risque de dissuader une partie du grand public, sachant que Google impose d'acheter au minimum cinq actions.

Cette fourchette d'introduction valorise la société entre 29 à 36 milliards de dollars, soit trente à quarante fois son chiffre d'affaires de 2003 (961,9 millions de dollars). Cette valorisation se situe bien au-dessus des 25 milliards de dollars avancés par des analystes lors de l'annonce de l'IPO en mai (lire l'article du 03/05/04).

Sur les 2,7 à 3,3 milliards de dollars que le moteur de recherche souhaite lever lors de son IPO, une partie reviendra à la société (14,1 millions d'actions placées sur le marché) tandis que le complément (10,5 millions) sera vendu par les actionnaires de Google (dont AOL et Yahoo). Si tout se déroule dans les meilleures conditions envisagées, le moteur de recherche pourrait lever quelque 2 milliards de dollars pour financer ses futurs développements. Selon une estimation réalisée par la société, si les actions sont vendues 121,5 dollars l'unité, ce sera 1,66 milliard de dollars qui rentreront dans les caisses du moteur de recherche, commissions et frais de l'introduction en Bourse déduits.
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Les enchères de Google ont démarré, mais quel sera le prix?
Ledevoir.com - Août 2004
Les enchères pour l'introduction en Bourse de Google ont comme prévu débuté vendredi 13, mais maintenant les investisseurs peuvent se demander si ce jour leur a porté chance.

Le procédé atypique choisi par le plus populaire moteur de recherche sur Internet laisse en effet au petit porteur la chance de participer directement à l'introduction en Bourse (IPO) la plus attendue de l'année, sans avoir à passer par l'intermédiaire de son banquier ou conseiller financier.

Mais le quidam qui se lance ainsi à l'eau doit déterminer le nombre d'actions qu'il est prêt à acquérir et le prix à payer, ce qui n'est pas une tache facile.

Google s'attend à une mise à prix variant entre 108 et 135 $ par action ce qui, en haut de fourchette, valoriserait le groupe à 188 fois son résultat des quatre derniers trimestres, à comparer à un multiple d'un peu plus de 100 % concurrent Yahoo.

Or une dizaine d'investisseurs et d'analystes qui ont révélé leurs calculs parient sur un prix d'introduction compris entre 70 et 115 $ par action.

«La recherche payante rapporte certes beaucoup en ce moment, mais pour Google la question fondamentale est de diversifier ses sources de revenus», affirme Martin Pyykkonen, analyste chez Janco Partners, qui a un pronostic de 76 $.

La recherche a représenté 98 % du chiffre d'affaires de Google au premier semestre 2002, rappelle-t-il.

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Les problèmes de Google, plutôt une bonne chose pour les banques d'affaires
Le Mensuel d’AGEFI Luxembourg- www.agefi.lu - Septembre 2004
Les ratés de l'introduction en Bourse de Google qui, contrairement aux usages, a choisi de se passer en grande partie des services des grandes banques d'affaires, soulagent ces dernières, dont la fonction et le prestige auraient souffert d'un succès du moteur de recherche.

Annoncée comme l'événement qui allait redorer le blason des valeurs de l'internet, terni depuis l'éclatement de la bulle il y a trois ans, l'opération a plutôt mal tourné. Google a dû réduire considérablement le prix de son action, au plus bas d'une fourchette de 85 à 95 dollars déjà réduite de quelque 25% à cause du scepticisme des investisseurs. Les banques d'affaires, qui traditionnellement conseillent les candidats à la Bourse pour, entre autres choses, déterminer un prix d'introduction en sondant les investisseurs institutionnels, une fonction très lucrative, ne peuvent que s'en frotter les mains. La société fondée en 1998 par Larry Page et Serguei Brin, l'un des symboles de la nouvelle économie, leur avait fait l'affront de les laisser à l'écart, optant pour la méthode peu courante des enchères inversées, dites "hollandaises". Google avait fixé un prix d'introduction à partir duquel il était possible, sur son site internet, d'enchérir au rabais en proposant un prix pour une quantité précise d'actions achetées. Les titres étant, au final, attribués aux plus offrants.

Cette méthode a été saluée aux Etats-Unis comme ouvrant la voie à une forme de démocratie financière, les actionnaires --même particuliers-- évaluant eux-mêmes la valeur de leur investissement. Surtout, elle permettait de lever des fonds sans avoir au passage à verser de juteuses commissions aux banques servant d'intermédaires. Un succès de Google, et son exemple aurait sans doute fait des petits. "Je crois qu'il y a une place pour les banques d'investissement. Elles sont nécessaires pour déterminer le prix et pour distribuer des titres. Elles sont un médiateur important entre acheteurs et vendeurs, il est très important de fixer un prix juste", a estimé Hugh Johnson, directeur des investissements de la banque First Albany, à New York.

L'affaire "met en évidence la compétence des banques et la manière de gérer un processus d'entrée en Bourse", soulignait de son côté un banquier d'affaires, sous couvert d'anonymat, jugeant que la tentative de Google n'a pas été "une réussite". Pour autant, la "méthode hollandaise" des petit génies de l'informatique américains n'est peut-être pas la seule à blâmer.

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Introduction en Bourse réussie pour Google
Le monde informatique - Août 2004
C’est un succès. Peu importe que Google ait été amené à revoir ses ambitions à la baisse, le moteur de recherche a vu passer sa valeur en bourse de 85 $ à un peu plus de 100 $, par action, dans sa première journée de cotation. Une progression forte de 18 % qui correspond aux attentes et qui pour Google se traduit par une levée de 1,67 Md$. Au second jour de sa cotation, l’action du moteur de recherche a poursuivi sa progression, de manière plus modeste cette fois.

Si personne ne croît à une brutale et très forte croissance du chiffre d’affaires de Google dans les prochains mois, les analystes s’accordent en revanche à penser que celle-ci restera soutenue, Google profitant bien du développement de l’accès à Internet à haut débit.

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Déréférencement de référenceurs : quelques réflexions...
Olivier Adrieu - Abondance- Septembre 2004
La rumeur courrait sur le Web francophone depuis plusieurs semaines déjà. La nouvelle a été rendue officielle la semaine dernière notamment avec les articles du Journal du Net, du Monde Informatique et de ZDNet : plusieurs sociétés de référencement françaises, dont Netbooster, Absolute Référencement, Refposition et d'autres ont été victimes d’un double « traitement de faveur » de la part de Google : leur site affiche un PageRank de 0 et les pages de leurs sites ont été exclues de l’index du moteur. Il semble également que les sites de certains de leurs clients soient touchés.

Pourquoi ce déréférencement ?

D’où ce problème peut-il venir ? Quelle peut être la cause de cette situation ? A priori, on peut entrevoir trois réponses à ces questions :

- Un bug de Google. Sachant que les phénomènes de sites web disparaissant de l’index du moteur leader sont aussi anciens que le moteur lui-même, c’est une version qui peut sembler plausible. Mais deux événements ne jouent pas en faveur de cette vision : tout d’abord le fait que les PageRank des sites aient été réduits à néant et le fait que, dans le même instant ou presque, plusieurs sociétés de référencement soient « frappées ». Peu de chance, donc, pour que ces « déréférencements » soient l’œuvre d’un hasard malheureux...

- Un acte de malveillance de la part des concurrents de ces sociétés. La possibilité de faire disparaître un site web de l’index de Google par le biais d’une action malveillante est certes un vieux serpent de mer du milieu du référencement, mais on ne peut rejetter à 100% l’hypothèse que quelqu’un ait trouvé comment faire. Pourquoi pas, après tout ? Mais cela semble peu probable, car on ne voit pas très bien comment cela serait techniquement possible... Et on imagine que Google est très vigilant à ce sujet.

- Une action de « blacklistage » de la part de Google qui aurait estimé que ces sociétés aurait exagéré et dépassé les bornes et les limites de ce qu’il est permis de faire, dans le domaine de la lutte contre le spam de son index.

Après avoir contacté Google et sans réellement obtenir de réponse précise quant aux cas cités ci-dessus (seule réponse pour l’instant de la part du moteur de recherche : « Google may temporarily ban from its index any site that engages in spamming or such other tactics to distort their rankings »), il semble cependant probable que la troisième solution soit la bonne. En tout cas la plus probable.

Ceci m’inspire quelques réflexions qui nous semblent devoir être énoncées avec un peu de recul, sans s’arrêter pour autant aux seuls cas de cette « affaire »...

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Les 'bannis' de Google
Jérôme Colombain - France Info- Septembre 2004
Il y a du rififi dans le petit monde du référencement sur Internet ! Google, N°1 mondial de la recherche sur le Web, qui vient récemment d'entrer en bourse, n'aime pas que l'on plaisante avec son règlement. La société française Netbooster en a fait les frais. Celle-ci vient d'être purement et simplement rayée des bases de données de Google. Si vous tapez le mot "Netbooster" dans Google, vous ne trouverez plus le site officiel de cette entreprise. Motif : Netbooster aurait "désobéi" au grand manitou du Web.

Netbooster est spécialisée dans le référencement. Elle aide les autres sites à se faire connaître et à figurer en bonne place sur les moteurs de recherche. Mais le règlement de Google est très strict : pas le droit de faire appel à des bidouillages informatiques pour accroître artificiellement la popularité d'un site Web par exemple en plaçant des mots-clés ou en multipliant les liens hypertextes.

Ce n'est pas la première fois qu'un site est banni du moteur de recherche. Le problème, c'est que Netbooster ne sait pas ce qui a déplu à Google. Aucune explication depuis trois semaines malgré plusieurs demandes.

Selon le PDG de Netbooster, Jean-Pierre Eskenazi, il y aurait des arrières pensées commerciales. Google, qui a développé un système de liens sponsorisés, serait mécontent de la concurrence représentée par Netbooster.

"Pas du tout", réplique la direction de Google France. La décision de "déréférencer" un site Web se prend loin d'ici, aux Etats-Unis, uniquement sur des critères techniques et non pas commerciaux.

En tout cas, cette histoire montre l'importance de Google aujourd'hui sur Internet. Rien qu'en France, Google est à l'origine de 7 recherches sur 10. Pour exister sur le Web, un site doit être référencé chez Google. Ne pas l'être est carrément un handicap.

Le moteur américain se targue d'avoir une éthique très stricte. Ce n'est pas une raison pour ne pas faire preuve d'un peu plus de transparence.

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