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| 2004 verra-t'elle la renaissance de la nouvelle économie? |
Internet à l’âge de la croissance
Emmanuelle Belohradsky - Challenges - Janvier 2004 |
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Les rescapés de la bulle tiennent leur revanche ! Symbole entre les symboles, la première introduction en Bourse fracassante de 2004 sera celle d’Iliad, la maison mère de Free. Le fournisseur d’accès à Internet le plus glamour du moment va rouvrir à Paris le bal des IPO, comme on appelait les mises sur le marché à l’heure de la bulle Internet. « Kelkoo devrait être le prochain », confie un chasseur de capitaux pour entreprises de croissance. Le comparateur de prix a largement atteint la taille critique (40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2003, et de très solides profits). Entrer en Bourse lui apporterait la notoriété et les fonds nécessaires pour de nouvelles acquisitions. Les autres acteurs du web ne restent pas en rade. Casino réfléchit à la mise en Bourse ou à la cession de Cdiscount, sa filiale de commerce électronique (lire encadré ci-contre). Amazon serait sur les rangs. Le groupe de distribution espère en tirer 120 millions d’euros. « Depuis six mois, nous recevons régulièrement des appels de banques d’affaires, s’amuse Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister. Soudain nous sommes sollicités par des fonds d’investissement, des capital-risqueurs. Ceux-là même qui, lorsque nous avions besoin d’argent, nous rétorquaient qu’ils étaient dans la nanotechnologie ! »
Dans son bureau mansardé au fond d’une ruelle tranquille de Boulogne, Marc Simoncini a comme une impression de déjà-vu. Le petit monde de l’Internet français compte ce « serial-entrepreneur » parmi les miraculés de la bulle. Avant la déroute, il avait vendu son portail i-France pour plus de 1 milliard de francs à Vivendi. Il avait partagé le butin (un tiers en cash, deux tiers en actions) avec son ami co-fondateur Thierry de Passemar. Aujourd’hui, Meetic, son site de rencontres en ligne, n’a pas 2 ans, mais « depuis août on m’a fait cinq propositions, assure Simoncini. Comme je détiens les trois quarts du capital, j’aurais empoché plus que pour i-France ! » Persuadé qu’il pourra mieux faire demain, il aurait décliné les offres. Une deuxième bulle Internet ? Certainement pas chez nous, s’étranglent tous les acteurs français. En clair : allez donc voir plutôt ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique…
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2004 : les valeurs qui feront l'actualité
- Kompass -
Janvier 2004 |
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Qui va monopoliser l'attention ?
Qui va tenir la vedette en Bourse en 2004 ? Voilà la question que se posent les investisseurs, à peine achevée l'année 2003. Les actions dans leur ensemble évoluent dans un environnement favorable. Croissance économique confirmée aux Etats-Unis, en Asie et même en Europe ; confiance sur les marchés financiers malgré quelques nouveaux scandales comme l'affaire Parmalat ; hausse des profits des entreprises : voilà de quoi soutenir globalement la Bourse. Mais certaines valeurs vont se distinguer et l'investisseur doit les repérer, comme il avait intérêt au printemps à parier sur les technologiques, les cycliques et les sociétés en restructuration à qui l'on doit l'essentiel de la hausse des indices. A qui le tour ? Qui va monopoliser l'attention ? Quels sont les dossiers « chauds » ?
Les sociétés qui réduisent leurs dettes doivent être suivies de près. Certes, depuis trois ans, beaucoup d'entre elles se sont restructurées de toutes les manières possibles : elles ont réduit leurs coûts, assaini leur bilan et souvent remis à plat leurs procédures de contrôle interne, après les dérives de certaines pratiques comptables. Les cours de Bourse en ont profité, comme en témoigne le parcours du trio France Télécom-Vivendi-Alcatel. Mais beaucoup de groupes sont restés à l'écart de ce mouvement : toujours handicapés par leur dette, tels Alstom, Eurotunnel, Euro Disney ou Veolia, mal valorisés, ils envisagent des cessions d'actifs ou des augmentations de capital qui peuvent changer radicalement leur profil de risque et leur statut boursier. Des dossiers que l'investisseur un peu audacieux doit garder à l'oeil.
Moins risquées pour l'actionnaire, beaucoup de sociétés se montrent prêtes à réaliser des acquisitions. Le moment semble propice en effet à la croissance externe, avec une meilleure visibilité économique et des prix d'achat encore abordables. Même si ces opérations sont longtemps tenues secrètes, l'investisseur peut identifier les groupes capables de les réaliser, comme Schneider ou Bénéteau. Qui dit acquisitions dit offre publique, ce qui constitue souvent une bonne affaire pour l'actionnaire minoritaire. Les cibles éventuelles d'OPA et d'OPE, comme Rexel ou Wanadoo, font donc également partie des dossiers à surveiller. Enfin, il ne faut pas se désintéresser des groupes qui vont voir leur capital évoluer avec le retrait de l'Etat. Evidemment, toutes ces valeurs ne méritent pas forcément d'entrer dans un portefeuille au cours actuel.
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Free lance le bal des IPO Internet
Philippe Guerrier - JDNet -
Janvier 2004 |
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Les employés d'Iliad ont commencé à se douter de quelque chose quand ils ont vu des bataillons de banquiers à cravates débarquer dans leurs locaux. Et ils ont su que c'était sérieux lorsque leur PDG, Xavier Niel, est apparu en costume, une première historique selon des anciens de la maison... La nouvelle a été annoncée en interne mardi, avant d'être révélée mercredi par Les Echos au bénéfice d'une fuite bien organisée. Le groupe Iliad, maison-mère de Free, souhaite se faire coter sur le premier marché de la Bourse de Paris durant le premier trimestre 2004.
Le quotidien parle du mois de janvier. Olivier Rosenfeld, le directeur financier d'Iliad, se contente d'un prudent "pas avant quelques semaines". Quelque soit la date finale, cette IPO sera la première d'une valeur Internet depuis longtemps, et probablement la première d'une série, plusieurs autres sociétés ayant manifesté leur intérêt pour une telle opération, à commencer par Kelkoo (Lire l'enquête du JDN du 17/12/03).
Fidèle à ses habitudes de discrétion, Iliad refuse de donner des indications précises sur plusieurs des modalités de l'opération. A commencer par son ampleur. Les Echos affirmaient qu'Iliad envisagerait de placer de 10 à 30% de son capital. "C'est une fourchette à laquelle nous réfléchissons", se contente-t-on de lâcher au sein du groupe. Quant à la valorisation, estimée récemment à 1 milliard d'euros par Reuters, "elle n'est pas fixée à ce jour", répondent les responsables d'Iliad., JDNe
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Plus de trois millions d'abonnés ADSL en France
- LExpansion.com -
Décembre 2003 |
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Le nombre d’abonnés à l’Internet haut débit ADSL dans l’Hexagone a franchi la barre des trois millions fin décembre 2003, selon une estimation réalisée par le quotidien Les Echos. A la même période l’année dernière, seulement 1,45 millions de français étaient abonnés à l’Internet "rapide", ce qui représente une progression de 120% en un an. Côté fournisseurs d’accès, Wanadoo, la filiale de France Télécom, domine toujours le secteur, avec 1,7 million d’abonnés ADSL, mais sa part de marché a fondu de 70% il y a un an à 55% aujourd’hui. Le grand vainqueur n’est autre que Free, le trublion du marché, qui a vu son parc abonnés augmenter de 400% sur l’année, à 480 000 clients comptabilisé fin décembre par Les Echos. Viennent ensuite AOL France (250 000 clients), Tiscali (200 000), Club Internet (175 000), Tele2 (120 000) et 9Télécom (100 000).
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