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Lorsqu'il est question de référencement sur Internet, les premières questions posées par les professionnels du référencement sont d'ordre technique:
le site est-il dynamique ? Contient-il des parties transactionnelles ? En d'autres termes : "la solution s'appuie-t-elle
sur une construction technique dite "dynamique"?" et non pas "le contenu éditorial du site évolue-t-il ?" "Y-a-t-il des paramètres de session
ou d'utilisateur ?" et non pas "souhaitez-vous que le client interagisse sur le site ?"
La technologie est-elle pour autant le premier facteur clé du référencement ?
Pour les annuaires, la problématique se traite rapidement: la sélection d'un site étant réalisée par un humain, si la technologie
employée est d'un usage courant (c'est-à-dire compatible avec les outils de navigation du visiteur moyen), elle ne sera pas un facteur
bloquant à l'indexation.
Pour les moteurs, c'est un logiciel, le spider, qui effectue la lecture des pages en vue de leur indexation. La problématique technologique
est donc bien réelle.
Régulièrement de nombreux moteurs de recherches communiquent sur leur avancée en terme d'indexation de technologie: les documents office, acrobat, flash...
A première vue la technologie n'est donc plus un problème pour l'indexation dans les moteurs de recherche. Pourtant, en y prêtant attention,
la plupart des nouveautés concernent le format du document final: quelque soit le format d'un document, aujourd'hui texte, mais bientôt
image, son, ou simplement multimédia, les moteurs de recherche (et par extension les outils de recherche) sont capables d'en extraire
une caractérisation du contenu. Ce progrès important permet de publier directement de nombreux documents dans leur forme originelle, en évitant une
"mise en forme spéciale web" qui reste une étape purement technologique. En simplifiant le travail de l'équipe de gestion du contenu du site, ces
innovations engendrent deux conséquences heureuses:
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La première est que le temps récupéré par l'équipe de gestion du contenu du site concerné est la plupart du temps réinvesti dans des
projets conduisant à une plus grande satisfaction du visiteur: contenus enrichis, graphisme, ergonomie, etc. Dans cette opération, internautes,
éditeur du site et moteurs de recherche sont gagnants.
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La deuxième conséquence est que les documents nouvellement indexables traitent d'un contenu qui, jusqu'à présent, n'était que rarement accessible
ou souvent obsolète. Statistiquement, ces documents au format "non web" possèdent un contenu riche et pertinent. Ce nouveau contenu vient
donc accroître la pertinence des outils qui l'auront indexés. Là encore, internautes, moteurs de recherche et éditeur de site sortent gagnants
de l'opération.
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A l'exception des formats "rares", et temporairement du multimédia (son, image, ...), la technologie du document final n'est donc pas un élément nuisible
au référencement.
Cependant un document n'existe que par les liens qui le nouent au reste d'Internet. Cette constatation, déclinée par les moteurs de recherche sous le nom
de popularité ou autre PageRank(c), impose de considérer la technologie des liens entrant et sortant sur le document. Sur cet aspect les moteurs de
recherche sont beaucoup plus discrets: quelques uns ont communiqué sur l'indexation de document ayant des adresses paramétrées. Mais qu'en est-il
exactement ?
Les technologies des sites qui ne proposent pour les documents générés que des adresses éphémères (par exemple: contenant la date de consultation de la page),
rendent, à l'exception de la page d'accueil, l'ensemble du site inindexable. Ces pages dites "profondes" sont la valeur ajoutée d'un site, et pour un
moteur de recherche un des éléments clés de sa pertinence. Cette situation se présente aussi pour de nombreux sites où la simple utilisation de paramètres
ont rendu les moteurs de recherche prudents. Car si, dans certains cas, la barrière technologique peut être levée, le comité éditorial du moteur de
recherche souhaite-t-il indexer à "l'aveuglette" du contenu ? Le paramètrage correspond-il à une forme de personnalisation ou est-ce du cloaking ?
l'internaute verra-t-il le même contenu que celui retenu par le moteur de recherche ? Est-ce que la réponse fournie par le moteur de recherche correspondra
à la page visitée par l'internaute ?
Dans ce contexte la prudence des moteurs de recherche est largement compréhensible. Il n'en reste pas moins que tous, moteurs de recherche, éditeur de site
et internautes, ont intérêt à trouver une solution pour pallier à cette difficulté d'abord technologique ensuite éditoriale.
Pour palier à cette contrainte technologique, des solutions ont été développées. Deux grandes catégories sont à distinguer :
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La première s'appuie sur une démarche commerciale. Il s'agit des "Trusted Feed", ou tout autre flux d'informations depuis l'éditeur du site
à destination du moteur de recherche en vue d'une indexation et régis par des règles commerciales. Ces offres correspondent chez les
annuaires aux soumissions payantes. Elles sont disponibles chez de nombreux outils de recherche, à l'exception notoire de Google. Cette
réponse exclu déjà 63,11% des internautes qui utilisent la technologie de Google (baromètre mediamétrie-estat/@position, octobre 2003).
En retirant le trafic issu des annuaires, cette solution ne concerne au plus que 10% des internautes en provenance des outils de recherche.
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La deuxième réponse est technologique. Développés principalement chez les référenceurs les plus en pointe, ces outils technologiques
résolvent la majorité des barrières à l'indexation. Ils permettent ainsi un accès aux pages profondes pour tous les moteurs de recherche, et
par voie de conséquence libèrent le trafic qui en provient: il est courant alors de parler de référencement de contenu.
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La réponse technologique reste incontournable. En outre de permettre le référencement, elle peut, dans certains cas, donner des moyens pour l'optimisation
de ce référencement. Plus globablement Internet étant un média technologique, il semble évident que toute opération le concernant, a fortiori le référencement,
s'appuie d'abord en terme de moyens sur des éléments technologiques.
Comment est-il possible d'optimiser son référencement sans connaître la cible visée sur Internet, la cible touchée sur Internet,
le positionnement adopté sur Internet, le positionnement perçu sur Internet, l'environnement concurrentiel sur Internet,...
Toutes ces informations proviennent de l'Internet. Or Internet est un outil technologique qui livre ses secrets en analysant des données captées
par des outils technologiques. La capacité à se munir des informations pertinentes est l'élément clé pour prendre les bonnes décisions.
Par conséquent le référencement repose d'abord sur la qualité des outils d'informations mis à disposition de celui qui y prend les décisions,
à quelques niveaux que ce soit. En particulier le niveau technologique des outils d'un prestataire de référencement est significatif des résultats
qui peuvent en être escompté.
En définitive, la technologie utilisée pour un site provoque indiscutablement des incidences sur le référencement. Ces incidences sont même capitales:
certains choix technologiques sont structurants pour le référencement. L'intervention des référenceurs en amont de la conception du site permet de
connaître les différentes options, de les étudier et de les choisir. Par ailleurs, c'est le niveau technologique du prestataire
en charge du référencement qui ouvre les options, en fonction de l'information qu'il est capable de générer et d'apporter.
Le référencement passe d'abord par une mise à plat technologique. Si elle n'est qu'une étape, elle peut être pourtant rédhibitoire. Comme souvent, pour
qu'une problématique ne devienne pas un problème, il faut la traiter tôt et avec des personnes compétentes. La technologie pour le référencement ne
transige pas à cette règle.
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