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Google, Microsoft MSN, Yahoo: trois géants pour la recherche sur Internet
@position - novembre 2004
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L'arrivée annoncée et attendue de Microsoft dans le monde de la
recherche d'informations sur Internet marque une nouvelle ère: désormais
ce secteur, comme un nombre croissant d'autres sur Internet, n'est plus la
chasse gardée d'absolute players, pour reprendre la dernière expression à la
mode. Quels changement sont à en attendre ?
Jusqu'à présent les principaux fournisseurs de technologies de recherche sur Internet ont
été des starts-up: Inktomi, Altavista, Yahoo, Google, Fast, ...
Malgré les apparences, le moteur français Voilà ne fait pas exception:
Avant d'être racheté totalement en 2001, Voilà est initialement l'un des
produits de la société echo interactive, jeune pousse niçoise créée
en 1996 par Michel Bisac, Christophe Ruelle et Christophe Dupont. Cette société très créative
est aussi à l'origine de eXtense ou encore de la mesure d'audience eStat.
En étant sévère et cynique, il est même possible d'ajouter que
depuis son rachat par Wanadoo, Voilà a non seulement quitté son appartenance à
une start-up, mais aussi son statut de "grand moteur/technologie" de recherche. Cette réalité n'est
peut-être pas définitive, France Télécom, avec sa dette abyssalle et le cours faible de son action,
peut toujours se faire racheter par une start-up...
Ces entreprises ont pour particularité de partir de rien, et donc de n'avoir en définitive
que relativement peu de moyens. Leur croissance est progressive et si certains, à juste titre,
la trouve rapide, elle reste sans commune mesure avec les résultats qu'obtiendrait
un acteur déjà bien implanté. Ce que Google a mis quatre ans à construire, Microsoft peut
l'obtenir en quelques mois. En effet Microsoft peut imposer sa solution en l'intégrant à
son système d'exploitation, comme il l'a déjà fait avec succès pour son navigateur. De plus,
pour construire sa solution Microsoft dispose de moyens financiers sans commune mesure face
à ses concurrents: le chiffre d'affaire annuel de Google ou de Yahoo représente à peine
deux mois de résultat de Microsoft. Dans ces conditions, et sachant que Microsoft n'a pas
pour habitude de faire de la figuration dans les secteurs dans lequel il s'investit, le
marché des outils de recherche va changer: la pertinence de la technologie ne sera plus
le seul critère de la réussite d'un outil.
Même s'il est le mieux placé, l'éditeur de Redmond n'est
pas le seul à posséder une telle force de frappe: IBM et tant d'autres ont aussi
des leviers d'actions pour s'imposer rapidement. Le projet WebFountain rappelle qu'IBM aussi
s'intéresse à la question. Etendre cette solution B2B à un portail web engendrerait
probablement un séisme dans le monde des outils de recherche.
Cependant Microsoft ne se contente pas d'avoir une force de frappe colossale: il est aussi doté de
solides arguments "métier". Parmi eux, l'encyclopédie Encarta est un atout majeur. En effet
Microsoft dispose ainsi d'un contenu structuré, validé par Microsoft, et organisé en encyclopédie.
Dans une évolution des outils où la recherche s'opère sur plusieurs sources différentes
(Web, publicité, ordinateur personnel, encyclopédie certifiée, ...), l'apport
d'Encarta est un avantage différenciant significatif.
Encarta, en tant qu'encyclopédie, fournit de surcroît réponse à de nombreuses questions pour
lesquels les outils de recherche actuels ne peuvent fournir de réponses pertinentes.
Les pistes d'évolutions des outils de recherche sont légions. La quantité de publications sur la recherche
d'information n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui, et même si l'on sait que les laboratoires de
Google et de Yahoo sont loinsd'être inactifs, le nombre de publications des chercheurs de microsoft,
tant interne que public est impressionnant.
Si l'on regarde en plus les brevets et les projets d'IBM on s'aperçoit qu'une lutte acharnée est en cours,
lutte qui pourrait bien transformer à court terme le monde des moteurs de recherches.
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